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.............Editorial.............

Le 15 mars dernier, Jean Willot s’est pendu dans la forêt.

Il avait 57 ans.

Sa carrière d’instituteur touchait presque à son terme et il pouvait envisager de mener une retraite paisible auprès des siens, en s’adonnant aux activités qu’il aimait.

Et puis, il y a eu cet incident, d’une banalité telle qu’il ne vaudrait même pas la peine d’en parler, sauf que...

 

Un élève de CP s’est installé sur les marches de l’école, gênant ses camarades désireux d’entrer.

Jean Willot est intervenu. Il lui a demandé une première fois de se lever. Le gamin, têtu, borné est resté immobile. Une deuxième fois n’a pas eu plus de succès que la première. L’élève n’a pas bougé. Alors, Jean Willot a fait ce que tout autre que lui aurait fait. Il a pris le bras de l’enfant pour l’obliger à se lever.

 

A partir de là, la machine s’est emballée.

Dans un monde normal et sain où le respect règne entre les individus, la mère serait venue voir l’instituteur pour savoir exactement ce qui s’était passé: «Mon fils m’a raconté tellement de choses!»

Malheureusement, la raison et le bon sens ne sont pas les choses du monde les mieux partagées et la mère a porté plainte pour VIOLENCE AGGRAVÉE.

 

A ce point du récit, on s’interroge. Où est la violence? Du côté de l’instituteur qui fait en sorte que les élèves se comportent de façon raisonnable? Du côté de la mère qui d’emblée attaque l’instituteur qui a osé toucher son fils?

Jean Willot n’a pas supporté cet état de choses où celui qui œuvre pour le bien commun est mis en cause et celui qui perturbe le bon déroulement des activités passe pour une victime.

 

Jean Willot s’est pendu dans la forêt.

 

  Il y a beaucoup de Jean Willot parmi les enseignants. Ils ne se pendent pas tous et c’est heureux car la profession serait vite condamnée à disparaître.

C’est un instituteur en butte à  la persécution de parents qui estiment qu’il ne s’occupe pas suffisamment de leur fils et qui se plaindront en haut lieu. Oui, parfaitement en haut lieu car ils ont le bras long!

C’est une autre enseignante qui est réveillée en pleine nuit par un père d’élève. Toujours pour les mêmes raisons.

Ces harcèlements, menaces, insultes (cela aussi fait partie de l’arsenal de certains parents) sont intolérables.

            Non, les enseignants ne sont pas la source des malheurs qui accablent les parents. Ils ne le sont pas non plus du comportement déviant des enfants qu’on leur confie tous les jours.

 

            Souhaitons que l’acte de désespoir de Jean Willot soit le dernier, et que les parents, la société en général prennent conscience de la solidarité qui les unit aux  enseignants.

N’œuvrent-ils pas tous pour faire de chaque enfant un adulte épanoui, un citoyen responsable à l’écoute des autres et du monde?

Parfois, on se demande.

 

 

 

   

 

 


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